PRESSE

 

Une fanfare de poche, mobile, légère, et diablement mutine : trois saxophones et une batterie donc, voilà pour le format, minimaliste. Mais la volonté de propager une musique colorée et impertinente est indéniablement là, toujours vivace. Avec un vrai sens de la fête, et un savoir-faire à toute épreuve, les quatre hurluberlus du Mystère des Eléphants, le casque colonial vissé sur la tête, persistent dans leur musique épicée et osent les télescopages stylistiques les plus insensés, mariant jazz, traditions caribéennes et folklores d'Europe de l'Est. C'est festif, syncopé, joyeusement déambulatoire et hétéroclite, dans la grande tradition des orchestres de rue mal élevés et rigolards.

(Stéphane Ollivier -  19èmes Rencontres Internationales D'Jazz de Nevers – 2005)

 

 

 

... Et le concert démarrait avec beaucoup de drôlerie. Les quatre musiciens, accoutrés de telle sorte qu'on les croyait tout droit sortis de la bande dessinée Tintin au Congo entonnaient quelques airs de jazz, rythmés et colorés. Très vite, hélas, la pluie faisait fuir une partie du public et c'est à l'abri de grands parapluies que les plus courageux assistaient à une fin de concert délirante, reprenant en chœur une chanson, riant aux éclats de cette parodie d'un concert en savane à qui il manquait, cependant, la présence du soleil. Le concert donné à la halte fluviale de Chavanay, trop arrosé par la pluie en terre de vignobles, restera cependant gravé dans les mémoires de la programmation 2005, comme un moment de joyeux délire musical.

(Nicole Dupain – Quelquep'Arts à Chavanay -  Le Progrès de Lyon –  2005)

 

 

 

... Entre jazz et spectacle de rue, il n'y avait qu'un pas, qui a été joyeusement franchi par une fanfare de poche zébrée et malicieuse, distribuant pitreries et bonne humeur avec une sincère générosité. Ce sympatique troupeau d'éléphants musiciens a arpenté les rues de Souillac comme un chemin de croix festif et décalé, sous la houlette du Padre Mariposa, père missionnaire persuasif mais rouge à l'intérieur (saxes ténor et soprano), prêchant la bonne parole et tentant d'évangéliser la foule des sauvages hilares... Ne vous y trompez pas, cette joyeuse compagnie, composée aussi de Michael Douglas Moore (sax baryton), de Sir Lawrence from Scotland (sax alto), et du Major (aux percussions), a tenté d'apporter La Révélation du Mystère des Eléphants, sur des musiques où le jazz rencontre folklore d'Europe de l'Est ou rythmes des Caraïbes... Mais seuls les corps aux déhanchements les plus subtils, aux voix les plus enthousiastes, aux oreilles les plus complices, ont pu recevoir La Céleste Révélation, au cours d'un spectacle musical approchant le délire le plus fantasque...

(La Jazette, quotidien de Souillac en Jazz   - 2008 )